Hospimédia – 21.08.2002 – Un syndicat d’urgentistes (Amuhf) reçu par M. Sarkozy

La sécurité dans les services d’urgences hospitalières a été au centre des discussions lundi entre le président de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuhf), Patrick Pelloux, et le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, a-t-on appris de sources concordantes.

L’Amuhf avait tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière sur les violences aux urgences, dénonçant les incidents violents, tels une fusillade à Nice en juillet ou des incidents à Vannes en août et demandé audience auprès du ministère. “Nous avons discuté des systèmes destinés à sécuriser les urgences, de la prise en charge de l’hospitalisation des détenus, de l’intervention de la police en cas d’incidents, du port d’armes des policiers dans les hôpitaux”, a indiqué à l’AFP M. Pelloux, joint par téléphone à la sortie de son entrevue. “Les relations entre les centres 15 (Samu) et les pompiers ont également été abordés”, a-t-il ajouté, qualifiant l’échange de “franc et dense”.

Le ministère de l’Intérieur a confirmé dans un communiqué que les deux hommes avaient “évoqué les soucis de sécurité que posent les détenus hospitalisés”, le “renforcement des contacts entre police/gendarmerie et les urgentistes” ainsi que “la mise en place d’un système d’alerte relié directement aux commissariats”.

Fin juillet, le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, avait annoncé qu’à la suite d’une fusillade aux urgences de l’hôpital Saint-Roch de Nice, il avait saisi le ministre de l’Intérieur, le garde des Sceaux, Dominique Perben, et la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, pour “constituer rapidement un groupe de travail interministériel” sur les violences à hôpital. Ce groupe doit démarrer ses travaux en septembre, a-t-on indiqué lundi au ministère.

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