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ASSOCIATION DES MÉDECINS URGENTISTES DE FRANCE
Note de Synthèse Documentaire
Note de synthèse

Le Service d’accès aux soins (SAS) et les SAMU : note de synthèse

29 octobre 2026  ·  Dr Patrick PELLOUX, Président de l’AMUF
Date :29 octobre 2026
Auteur :Dr Patrick PELLOUX – Président de l’Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF)
Objet :Synthèse documentaire sur la généralisation du SAS, ses effets sur les SAMU-Centres 15, les bilans chiffrés et l’analyse critique des sources
Synthèse : Les sources consultées montrent une forte tension sur les SAMU-centres 15 depuis la généralisation du SAS (2023-2024) et de vraies critiques, mais aucune ne conclut que le SAS a « cassé totalement » le métier ; elles divergent sur les causes.

1. Origine et cadre juridique

Le SAS est annoncé en septembre 2019 dans le Pacte de refondation des urgences, puis expérimenté dans 22 sites pilotes à partir de janvier 2021 et généralisé progressivement depuis 2023.

DateÉtapeRéférence
Sept. 2019Annonce du SAS (Pacte de refondation des urgences, A. Buzyn)Question écrite AN
23 nov. 202022 sites pilotes retenus (Ségur de la santé, O. Véran)Communiqué du ministère
26 avr. 2021Inscription dans la loi : régulation médicale commune associant SAMU et médecine ambulatoireAmendement AN
21 mars 2022Décret n° 2022-403 : plateforme numérique du SASe-santé
23 déc. 2022Instruction DGOS/R2/PF5/2022/270 sur la généralisationARS Île-de-France
24-26 avr. 2023F. Braun lance une mission d’accompagnement ; objectif : tous les Français couverts fin 2023Dossier de presse
14-15 juin 2024Décret n° 2024-541 sur l’organisation et le fonctionnement du SASBanque des Territoires

Le numéro du SAS est le 15, et le dispositif doit couvrir les soins urgents et les soins non programmés à obtenir sous 48 heures (ARS Île-de-France).

2. Ce que le SAS change dans les SAMU

Le SAS englobe la régulation du SAMU-centre 15 : les appels ne relèvent plus seulement de l’urgence médicale, mais aussi de la médecine générale non programmée, avec une régulation commune hospitalière et libérale.

  • Premier décroché : un assistant de régulation médicale (ARM) qualifie l’appel et l’oriente vers le SAMU pour une demande urgente, ou vers la régulation de médecine ambulatoire pour un soin non programmé (réponse ministérielle, 14 juil. 2026).
  • Réorientation secondaire instantanée entre les deux filières, prévue par le décret de 2024 (e-santé).
  • Effecteurs volontaires : les médecins libéraux participent sur la base du volontariat, sans créneaux réservés (FAQ ARS Martinique, sept. 2024).
  • Rémunérations : 100 € brut/heure pour les régulateurs libéraux et majoration de 15 € pour les effecteurs, reprises du règlement arbitral (Quotidien du Médecin). La prime des ARM est passée de 120 à 220 € brut par mois au 1er janvier 2024 (réponse ministérielle).

Effet visible sur la charge : au SAS 69 (Rhône), avant le dispositif cinq appels sur dix relevaient de la médecine d’urgence ; ils sont désormais environ 40 % contre 60 % de médecine générale (Quotidien du Médecin). En Bretagne, 43 % des dossiers de régulation du premier semestre 2024 relevaient de la filière médecine générale (ARS Bretagne).

3. Bilans et chiffres disponibles

Les données publiques montrent une hausse nette de l’activité et un décroché globalement dégradé en 2022, avec des évaluations du SAS plus nuancées que les critiques.

IndicateurRésultatSource
Appels par SAS pilote (sept. 2021-août 2022)483 par jour en moyenne, 885 en février 2023 ; le SAS contient, voire réduit dans certains départements, les dossiers adressés aux urgencesQuotidien du Médecin
Déploiement (oct. 2023)55 SAS en fonctionnement, 45 projets en coursDGOS
Décroché au SAMU en 202288 % des appels décrochés, dont 80 % en moins d’une minute, contre 85 % en 2018-2021DREES, janv. 2025
Taux de recours au SAMUde 21 % à 25 % entre 2014 et 2019DREES
Été 2022 (mesures Braun)activité des centres 15 en hausse de 20 % en moyenne ; 12 % des SAMU ont recruté assez de renfortsQuotidien du Médecin
Canicules 202695 des 98 SAMU-SAS mesurant leur activité signalent une hausse des appelsCaducée

La DREES rattache la hausse d’activité à la crise sanitaire et aux mesures de régulation de l’accès aux urgences de 2022, avant la généralisation du SAS (DREES). La Cour des comptes a jugé le dispositif encore « fragile » (Quotidien du Médecin).

4. Critiques et difficultés documentées

Surcharge des centres 15 et des régulateurs

  • À Rouen, les médecins du SAMU sont en grève depuis le 23 décembre 2024 : faute de généralistes pour réguler le 116 117, des appels non urgents reviennent vers le 15 et, selon un urgentiste de l’AMUF, un appel urgent risque de se noyer dans ce flux (Tendance Ouest).
  • Une question parlementaire cite une hausse de 10 % des appels au centre 15 et un manque de personnel dans 75 % des centres d’appels (Question écrite n° 2295).
  • Pour la régulation préalable avant consultation en centre de santé, les SAMU et SAS manquent de moyens, d’où des délais d’attente prolongés selon un député (question au Gouvernement).

Assistants de régulation médicale (ARM)

  • Les ARM décrivent des conditions de travail dégradées : d’après la CGT CHU santé relayée par une députée d’Ille-et-Vilaine, 12 à 13 agents en semaine et 17 le week-end, soit 116 à 125 appels par agent et par jour (Question écrite n° 10168).
  • En Charente-Maritime, le centre 15 reçoit en moyenne 750 appels par jour, 1 000 à 1 100 le week-end ; la profession réclame une grille indiciaire dédiée (Question écrite n° 7870).
  • Le Gouvernement répond (14 juillet 2026) que 2026 est une année pivot et que les effectifs d’ARM sont en cours de reconstitution (réponse).

Médecine libérale

  • MG France refuse que les généralistes deviennent « les petits soldats du Samu » (Quotidien du Médecin).
  • Selon l’enquête de l’Ordre, 29 % des répondants jugent que le SAS n’a pas eu d’impact positif sur l’accès aux soins, en raison du manque d’effecteurs volontaires (Quotidien du Médecin).
  • SOS Médecins France a décidé de cesser ses collaborations avec le SAS partout, en raison d’une différence de cotation tarifaire ; la fédération affirme que le SAS ne peut pas réguler tous ses appels (Quotidien du Médecin).

Gouvernance et évaluation

  • La Cour des comptes a jugé le déploiement trop lent (le SAS ne couvrait alors que la moitié de la population) (Quotidien du Médecin).
  • Le ministère répond que le SAS est évalué en continu depuis 2021 et repose sur la loi du 26 avril 2021 (FAQ ARS Martinique).

5. La thèse « le SAS a cassé le métier » à l’épreuve des sources

Les sources étayent une dégradation des conditions de travail et des désaccords réels, mais pas un lien causal exclusif avec le SAS, et la principale organisation d’urgentistes soutient son déploiement.

Ce qui va dans le sens de la thèse

  • Hausse d’activité, décroché moins rapide en 2022 et manque d’effectifs documentés par la DREES, les enquêtes professionnelles et les questions parlementaires (sections 3 et 4).
  • Grève au SAMU de Rouen, rupture de SOS Médecins avec le SAS, réticences des généralistes (section 4).
  • Jugement de la Cour des comptes : dispositif « fragile » et déploiement lent.

Ce qui la nuance

  • Samu-Urgences de France plaide pour poursuivre le déploiement des SAS et note qu’il a facilité la réorganisation là où il a été mis en place (Quotidien du Médecin). L’organisation défend aussi le rôle de régulation exclusif des SAMU-SAS face aux propositions du rapport Beauvau de la sécurité civile (SUdF).
  • Des urgentistes présentent le SAS comme une évolution majeure du SAMU, avec une régulation de médecine générale 24 h sur 24 ; à Nantes, le nombre de médecins régulateurs présents en journée est passé d’un à trois en deux ans (Quotidien du Médecin).
  • Les difficultés des ARM précèdent le SAS : des questions parlementaires sur leurs conditions de travail datent de 2019-2020 (réponse du 8 janv. 2020), et l’IGAS avait mis en cause en 2018 la procédure de régulation du SAMU de Strasbourg après le décès de Naomi Musenga (Quotidien du Médecin).
  • La DREES attribue la hausse du recours au SAMU à la crise sanitaire et aux mesures de 2022 (voir section 3).

Limites de cette recherche

Je n’ai trouvé ni évaluation chiffrée d’un « effondrement » du métier, ni position consolidée de l’AMUF, de l’AFARM ou des syndicats hospitaliers sur le SAS en général ; les chiffres de charge des ARM viennent de questions parlementaires relayant des syndicats. Une recherche ciblée sur ces organisations et sur les derniers rapports de la Cour des comptes et de l’IGAS compléterait la note.

6. Sources

Extraits de recherche web consultés le 29 octobre 2026 ; les pages n’ont pas toutes été lues en intégralité.

Textes et documents officiels

Parlement

Presse professionnelle et organisations

Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) – Association Loi 1901
Siège social : Bâtiment HAD – RDC, 14 rue Vésale, 75005 PARIS  •  Tél : 06 79 58 01 75  •  Courriel : secretariat@amuf.fr  •  Site : www.amuf.fr
🚨 PRÉAVIS DE GRÈVE — URGENCES & SAMU DU CH DE SAINT-BRIEUC (DÈS LE 2 NOVEMBRE 2026) ▲ Replier le texte
Communiqué & Préavis de grève

Grève des médecins urgentistes du Centre Hospitalier de Saint-Brieuc

Objet : Dépôt d’un préavis de grève des médecins urgentistes et praticiens exerçant au sein des structures de médecine d’urgence (SAU, SAMU-Centre 15, SMUR, UHCD) du Centre Hospitalier Yves Le Foll à compter du lundi 2 novembre 2026 à 08h00.

Monsieur le Directeur,

L’Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) vous notifie officiellement le dépôt d’un préavis de grève pour l’ensemble des médecins urgentistes et praticiens (PH, contractuels, assistants, attachés, docteurs juniors et internes) des structures d’urgence (SAU, SAMU – Centre 15, SMUR, UHCD) du Centre Hospitalier Yves Le Foll de Saint-Brieuc, conformément aux articles 7 et 8 de la loi du 13 juillet 1983 n°83-25, à compter du lundi 2 novembre 2026 à 08h00, pour une durée illimitée.

Cette mobilisation fait suite à l’inefficacité du Service d’Accès aux Soins (SAS) depuis trois ans (rapport 2025 de la Cour des comptes). Malgré son coût exorbitant, les entrées aux urgences ont augmenté de 8 % en 2026 et les appels au SAMU de 30 % par an depuis 2023, allongeant dramatiquement le temps de décroché et aggravant la morbidité et la perte de chance des patients par retard des secours (rapport DREES). Par ailleurs les médecins libéraux sont payés pour le SAS 5 C de l’heure défiscalisés 60 jours par an depuis des années ce qui n’est pas le cas des médecins de la fonction publique : nous vous demandons si vous pensez que ces cadeaux fiscaux ont servi l’accès aux soins pour la population ?

Relevant du DES de médecine d’urgence au Centre 15 (et non du DES de médecine générale du SAS), nous ne pouvons suppléer les généralistes sur la Permanence des Soins Ambulatoires (PDSA), mission de ville qu’ils revendiquent exclusivement. Nous ne sommes pas urgentistes pour pallier tout ce que nos collègues ne veulent pas faire !

Nous sommes disposés à négocier par le Dr Christian Brice pour trouver un accord et apporter des solutions pour la population et notre hôpital public.

📢 APPEL DE L’AMUF : MOBILISATION AUX CÔTÉS DES MOUVEMENTS DE CONTESTATION ! ▲ Replier le bandeau
L'AMUF appelle à participer aux mouvements de contestation aux côtés des pompiers, des lycéens, des gilets jaunes, des confédérations syndicales et associations citoyennes.
✊ LES RAISONS DE LA COLÈRE — COMMUNIQUÉ DE L’AMUF ▲ Replier le texte

Les raisons de la colère

Depuis plus de 25 ans, l’AMUF a été de tous les combats innovants, modernes et sociaux pour défendre les urgences, dans tous leurs aspects et toutes leurs tâches, ainsi que l’hôpital public.

Jamais, en dix ans, nous n’avons vu une telle débâcle du système de santé et un écroulement, pensé et organisé, des services publics. Nous le disons haut et fort : le service public hospitalier est en danger, et la Sécurité sociale aussi.

Nous alertons sur le laminage long et progressif du statut des praticiens hospitaliers (PH), qui sont en quelque sorte les fonctionnaires médicaux de l’hôpital public. La dégradation du pouvoir d’achat ne peut plus continuer comme ça. Ceci concerne les médecins et aussi l’ensemble des personnels hospitaliers.

Que le gouvernement fige le point d’indice depuis des années et se plaigne d’une manière inique que l’on n’arrive pas à recruter — notamment des infirmières —, tout en étant lui-même à l’origine du manque d’attractivité salariale, relève de la schizophrénie.

Concernant les médecins hospitaliers, selon les différentes études — et nous ne nous cachons pas qu’elles s’appuient aussi sur les analyses réalisées par les différentes IA —, le constat est accablant :

Environ −22 % à −23 % de pouvoir d’achat réel sur les émoluments bruts d’un PH, à ancienneté équivalente, entre 2002 et 2026

En comparant la grille de 2000-2001 (celle de 2002 n’étant pas accessible en ligne) à la grille actuelle : la grille de novembre 2000 fixait l’échelon 4 à 314 590 F et le 13e échelon à 534 941 F, soit environ 47 959 € et 81 551 €. Au 1er mai 2001, le 13e échelon passait à 540 304 F, soit environ 82 369 €. Pour 2026, la grille de juillet 2023 s’applique toujours : 55 607 € au 1er échelon et 112 416 € au 13e échelon. Or, l’inflation cumulée entre 2002 et juin 2026 est d’environ 49 %.

SituationAvant (2000-2001)2026Évolution nominalePouvoir d’achat réel
Début de grille (ex-échelon 4)47 959 €55 607 €+16 %−22 %
~24 ans d’ancienneté (ex-13e, aujourd’hui 10e)82 369 €94 558 €+15 %−23 %
Dernier échelon actuel (13e, 32 ans et +)82 369 €112 417 €+36 %−8 %
  • Équivalence : un PH payé 100 en 2002 devrait toucher environ 149 aujourd’hui pour garder le même pouvoir d’achat. Il touche environ 115.
  • Comparabilité des grilles : les deux premières lignes sont les plus fiables. Depuis la réforme du Ségur, les trois premiers échelons ont été supprimés, et trois échelons ont été créés au sommet. L’ancien 13e échelon, atteint en une vingtaine d’années, correspond donc au 10e échelon actuel. Le 13e actuel n’existait pas en 2001, donc la dernière ligne n’est pas comparable à ancienneté égale.
  • Recoupement : Avenir Hospitalier estime qu’un PH au 13e échelon a perdu 17 465 € en vingt ans, inflation comprise, ramenés à 5 345 € après l’IESPE (l’indemnité d’exclusivité).

Limites méthodologiques :

  • Les montants sont bruts, et les primes, gardes, IESPE et évolutions de cotisations ne sont pas comptés.
  • La grille 2000-2001 a été utilisée faute de grille 2002 disponible en ligne. Celle de 2002 étant un peu plus haute, la perte réelle est très légèrement sous-estimée.
  • L’IPC est une moyenne qui ne reflète pas forcément le coût de la vie d’un PH.

Sources : Légifrance, arrêté du 14 sept. 2000 · BO Santé, arrêté du 10 mai 2001 · Le Quotidien du Médecin, revalorisation 2023 · CGOS, grille PH · InflationTool, 2002-2026.

Notre constat est donc le suivant :

1/ La carrière de médecin hospitalier aux urgences subit une dégradation flagrante de son pouvoir d’achat.
2/ Nous sommes moins attractifs que les médecins libéraux, qui ont la chance d’être payés 5 C de l’heure et de bénéficier d’une défiscalisation à hauteur de 60 jours par an ! C’est une iniquité qui date de 2008, et qui constitue une inégalité de traitement scandaleuse. Il n’y a aucune raison que l’ensemble des professions qui participent à la permanence des soins ne bénéficie pas de ces exonérations fiscales, aujourd’hui réservées aux seuls médecins libéraux.
3/ On nous a imposé le Service d’Accès aux Soins (SAS), qui est un échec total. Il n’y a aucune baisse depuis cinq à sept ans de la fréquentation des urgences, qui ne cesse d’augmenter. Ce système coûte des milliards, et ce sont toujours les services d’urgences du service public qui font tout le travail.
4/ Nous subissons la double peine, puisque les retraites des médecins hospitaliers sont elles aussi impactées par cette baisse du pouvoir d’achat et cette érosion de la rémunération. Nous rappelons que la réforme dite du Ségur, après le Covid, a fait perdre quatre années d’échelon aux générations qui sont en milieu de carrière.
5/ La casse de la Sécurité sociale et la privatisation des différents secteurs — regroupés par des sociétés, souvent par des consortiums financiers privés et des multinationales, tant sur les laboratoires pharmaceutiques, tant sur les laboratoires de biologie que sur les cabinets de radiologie — sont un pur scandale qui sert à casser la Sécurité sociale. Nous soutenons les revendications de celles et ceux qui réclament que l’État rembourse aux caisses de Sécurité sociale toutes les exonérations qui n’ont jamais été remboursées et que le patronat paye ses dettes à la Sécurité sociale.

Pour toutes ces raisons, et pour défendre le service public, l’accès aux soins et le droit des malades à être soignés dignement partout en France, nous appelons l’ensemble de nos adhérents à se mobiliser — car, contrairement à ce que racontent certains journalistes, nous avons toujours des adhérents, même si nous ne bénéficions pas, comme Samu-Urgences de France (SUdF) et la SFMU, des millions d’euros qui sont récoltés lors du congrès du mois de juin… Nous restons actifs, notamment auprès des médecins à diplôme étranger qui sont exploités, mais aussi auprès de l’ensemble des catégories socioprofessionnelles qui sont tous les jours au chevet des malades.

Les signataires pour le Conseil d’Administration de l’AMUF : Patrick Pelloux, Président ; Frank Becker, Secrétaire général ; Wilfrid Sammut, Porte-parole ; Fabrice Venier, Trésorier ; Franck Legrand ; Christian Brice ; Dalila Serradj ; Vincent Carret ; Didier Storme ; Sauveur Meglio.
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Wilfrid SAMMUT réagit sur France Culture aux annonces de la Ministre Stephanie RIST

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-12h30/journal-de-12h30-du-vendredi-05-juin-2026-1086316

QUATRE échelons à regagner

Appel Unitaire journée nationale de mobilisation le 11 janvier 2022
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