Nouvelle action du collectif des médecins de la Manche

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Happening des soignants et patients de la Manche

Le collectif des médecins de la Manche a de nouveau appelé à la mobilisation  pour  le maintien de la ligne secondaire du Smur en organisant un rassemblement devant la mairie de Granville. Patrick Pelloux, président de l’AMUF, est venu les soutenir.

Patrick Pelloux constate qu’il s’agit d’ « une période où il y a une vision de la santé qui est un moins-disant par rapport à ce qu’on a connu » . Il souligne qu’en France,  « on est dans un système républicain, égalitaire et fraternel » . Et qu’en conséquence, les avancées médicales ne doivent pas être réservées à  « ceux qui sont à quelques mètres des centres hospitaliers universitaires » .Reconnaissant que cela avait un coût, il a toutefois estimé que  « c’est à l’économie de se mettre au service du système humain » , pas l’inverse.

Les revendications du collectif  Patients / Soignants de la Manche

« (…)

La Manche est un département sinistré en nombre de plateaux techniques et de médecins spécialistes, notamment de médecins urgentistes. Nous n’avons pas de soins intensifs de cardiologie dans le Sud-Manche (les deux seuls services sont à Saint-Lô et Cherbourg).

Nous fonctionnons à flux tendu dans tous les services d’urgence et les services hospitaliers dans notre département, avec déjà actuellement des retards de prise en charge pour les patients.

Le dernier SMUR secondaire départemental qui amène les patients à Caen ou à Rennes est fermé depuis le 2 avril 2018. Situation unique en FRANCE pour un département comme le nôtre, nous demandons sa réouverture. Vous souhaitez de plus encore fermer des services hospitaliers dont des services de transport d’urgence et SMUR dont Valognes. (…)

Pour Valognes

1) Maintien d’un SMUR à Valognes qui est souvent relocalisé à Cherbourg, ce qui fait que 60 000 personnes sont à plus de trente minutes d’une intervention urgente et 20 000 à plus de 40 minutes.

2) Ouverture du centre de soins non programmés 24h/24 et 7j/7, soit la réouverture des urgences d’autrefois, pour couvrir les côtes cet été lorsqu’il y aura des dizaines de milliers de touristes sur les plages du Débarquement, notamment, alors que les urgences de Cherbourg seront débordées.

Pour Granville

1) Maintien du dernier SMUR 2 de la Manche comme pour tout département de cette taille (500 000 habitants), d’autant qu’il n’y a ni plateaux logistiques ni équipes adaptées dans le département de la Manche : pas de trauma center, pas de coronarographie, pas de neurochirurgie, pas de chirurgie pédiatrique, pas de chirurgie obstétricale compliquée, pas de caisson hyperbare, pas de services de grands brûlés.

Tous les départements normands ont un SMUR secondaire. Pour le centre hospitalier Avranches-Granville, il n’y a même pas de transport infirmier mis en place.

2) Mise aux normes du SMUR de Granville avec ambulancier (et non un aide-soignant « emprunté » au service des urgences).

3) Maintien des infirmières·ers anesthésistes dans les SMUR primaires, sachant que les urgentistes ne sont ni anesthésistes ni médecins réanimateurs – leur suppression est prévue en octobre 2018 –  et que la situation sur les accidents de la route est déjà parfois compliquée.

4) Maintien du service des urgences de Granville, Coutances, Saint-Hilaire-du-Harcouët, Valognes 24h/24 et 7j/7. À Dinan (Côtes-d’Armor) ou Saintes (Charente-Maritime), villes de même taille, aucune fermeture des urgences n’est prévue. »

Si vous n’avez pas signé la pétition, nous vous encourageons vivement à la faire en suivant ce lien

Retrouvez ci-dessous les reportages vidéo.

Le discours de Patrick Pelloux

 


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