Revue de Presse

Aulnay-sous-Bois des médecins de l’hôpital Ballanger « au bord de l’explosion »

Revue de presse : Aulnay-sous-Bois des médecins au bord de l’explosion

Moins de médecins en ville, plus de patients et pas assez de temps pour les prendre en charge : des praticiens tirent la sonnette d’alarme et demandent des moyens supplémentaires.

« Pas loin du burn-out », « au bord de l’explosion », « envie de se barrer »… Plusieurs médecins et chefs de service de l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois, tirent la sonnette d’alarme. Ils dénoncent des flux de patients « impossibles à gérer », entraînant « des délais de consultation trop longs », et « une déconnexion des réalités du 93 » de leurs tutelles, l’Agence régionale de santé (ARS) et le ministère de la Santé.

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Des urgences sous-dimensionnées. Les locaux des urgences ont été conçus pour 40 000 passages/an, mais en 2017, il y a eu… 72 000 passages ! « Il y a quotidiennement des patients sur des brancards dans les couloirs », s’énerve une chef de service. Pourquoi une telle affluence ? « Dans le 93, il y a de moins en moins de médecins de ville. Ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés et les jeunes ne veulent pas venir. Donc, les gens n’ont pas d’autre choix que les urgences ! »

Début avril, les médecins urgentistes ont écrit au ministère pour réclamer l’ouverture de lits d’hospitalisation supplémentaires, un vœu qui pourrait être exaucé à la rentrée prochaine. Par ailleurs, un chantier de mise à niveau des locaux vient d’être entamé (lire ci-après).

Le 93, département fragile. Les praticiens de Ballanger – qui couvre un bassin de 450 000 personnes – estiment que la Seine-Saint-Denis présente des « spécificités » nécessitant un traitement particulier et des moyens en plus. « Notre patientèle est très vulnérable », explique Marie-José Durieux, pédopsychiatre. « Des patients ne parlent pas français, il y a des mères isolées, des gens sans ressources… Ces situations nécessitent un accompagnement appuyé, donc du temps que nous n’avons pas ! » Et de comparer avec son cabinet du Ve arrondissement de Paris. « Quand je demande aux patients de revenir la semaine d’après avec une radio, une analyse d’urine et dix documents, cela ne pose pas de souci. A Aulnay, c’est plus compliqué. »

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Le Parisien | Thomas Poupeau|22 avril 2018, 15h47| Lire l’article dans son intégralité ici

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