Les urgences de Brive-la-Gaillarde débordent

Revue de presse Le centre hospitalier de Brive, hôpital en tension.

Un temps d’attente moyen de 3 h 30, plus de 110 patients par jour…

Le centre hospitalier de Brive s’est déclaré “hôpital en tension” jeudi dernier. Ce dispositif permet notamment de rappeler du personnel en congés. Il n’avait pas été déclenché de toute l’année 2017.

140

C’est le nombre de passages aux urgences du centre hospitalier de Brive comptabilisés jeudi dernier au moment du pic de fréquentation. Ce service reçoit en moyenne 110 patients par jour. L’activité des urgences a été très élevée dès lundi dernier avec 120 personnes prises en charge, 110 le mardi, 100 le mercredi avant d’atteindre un pic le jeudi et de fléchir en fin de semaine avec 89 passages samedi.

Plus de 3 h 30

C’est le temps d’attente moyen que les patients accueillis aux urgences jeudi dernier ont dû subir. Certains disent même avoir attendu plus de 5 heures. Le temps moyen passé aux urgences de Brive atteint habituellement un peu plus de 2 heures. Les temps d’attente sont redevenus dans la moyenne dès le vendredi avec 2 h 25 et 2 h 18, dimanche.

30%

C’est la proportion moyenne des patients accueillis aux urgences de l’hôpital de Brive qui seront ensuite hospitalisés. Les urgences sont une sorte de “gare d’aiguillage” vers les différents services du centre hospitalier qui n’ont parfois pas de lit disponible.

Publié le 05/03/2018 à 12h00 | La Montagne | Retrouvez l’article dans son intégralité ici

 

Le centre hospitalier a fait face la semaine passée à un afflux de patients et à un manque de lits disponibles

La Montagne, daté du 06 mars, dresse un portrait des urgences de Brive et de son “numéro 2” Aubin Evezard, délégué de l’AMUF

« Ça fait huit ans que je travaille dans ce service et j’ai vu l’activité croître régulièrement. Quand je suis arrivé, on voyait passer 80 à 85 personnes chaque jour. Aujourd’hui, c’est plutôt 100 à 110. »

(…)

Un peu plus loin, (…) une dizaine de personnes attend sur des brancards stationnés les uns derrière les autres dans le couloir. « J’ai dix boxes et ils sont tous pleins », poursuit le médecin (…). Et là, il n’est pas question de « bobologie ».

Les causes sont ailleurs

Pour lui, la pénurie de médecine libérale n’est pas la cause de tous les maux. « C’est la goutte qui fait déborder le vase mais ce n’est pas le nœud du problème », contrairement à ce qu’affirme l’Agence régionale de santé. « Moi, j’ai besoin de moyens ! Tant au niveau des effectifs qu’au niveau physique. Depuis 8 ans, le service est toujours le même alors qu’on prend près de 10 % de plus de fréquentation chaque année.»

(…)

« Nous sommes le centre hospitalier de référence. Et c’est tant mieux. Les gens ne vont pas à Sarlat ou Saint-Céré… » Il pointe également la population qui vieillit mais surtout des urgences qui sont devenues « la porte d’entrée de l’hôpital. Plus aucun service ne fait du “non programmé”. C’est terminé. Et pour gérer, il me faut des boxes et du personnel », martèle le médecin qui, hier, était venu en simple renfort.

Publié le 06/03/2018 à 12h00 | Émilie Auffret | La Montagne |  Retrouvez l’article dans son intégralité ici

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