Tests

La stratégie erratique concernant les tests de dépistage COVID interroge au regard de l’engorgement du système qui est constaté aujourd’hui et qui était fortement prévisible. La réponse du gouvernement est de multiplier les centres de dépistage. Regardons de plus près la situation.

Le variant Omicron est très contagieux et un consensus se dégage autour de plusieurs éléments : un très grand nombre de personnes vont être contaminées et seront ainsi immunisées ; dans la plupart des cas, notamment chez les plus jeunes, les signes cliniques sont modérés ; l’indicateur du nombre de contaminations quotidiennes n’est pas un indicateur pertinent, ce qui importe est le nombre d’hospitalisations et encore plus le nombre de cas graves nécessitant une prise en charge en réanimation. A cela s’ajoute, même si ce ne doit pas être un élément décisionnel, le coût de ces tests.

Il apparaîtrait judicieux pour soulager le système qui manque dramatiquement de bras, de réserver les tests PCR aux personnes à risque et comme tests de contrôle, et de massifier les autotests. Les arguments développés contre ces derniers tombent les uns après les autres. Sur la difficulté à leur réalisation, il nous avait été expliqué la même chose sur les masques, alors que par exemple des tutos diffusés sur les réseaux sociaux et dans les médias peuvent sembler suffisants pour pouvoir maîtriser un geste assez simple.

Concernant l’opposition initiale de la vente en grande surface, nous voyons là que ce sont les pharmaciens qui ont fait pression pour préserver leur pré carré. Heureusement les aménagements annoncés ces derniers jours vont permettre la réalisation d’autotests pour les écoliers ce qui va desserrer un peu les contraintes pour les parents, mais le protocole imposé reste cependant très contraignant. Une des solutions serait de réaliser les tests pour les élèves directement dans les écoles avec des équipes mobiles, ce qui soulagerait parents et enseignants.

Par ailleurs, pour le reste de la population, il serait bon de s’intéresser aux expériences de certains pays, comme le Canada, où les autotests sont réalisés au domicile sous la supervision d’une infirmière en visio, ce qui permet à la fois de conseiller, de vérifier la bonne pratique et de valider le test. Bref, nous constatons une fois de plus que le gouvernement mène stratégie confuse tout occupé à faire valider par le parlement des dispositifs de contrainte dans une posture autoritaire, sans se soucier ni de leur efficacité, ni de leur efficience.

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