Communiqué de presse du 10.01.2009

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L’AMUF, le syndicat représentatif des Urgentistes de terrain, se félicite que les partenaires institutionnels (SAMU de France : représentant les chefs de services de SAMU, SFMU : société savante de la médecine d’urgence),le Ministère de la Santé et les organisations de tutelle (ARH, DRASS, DDASS), prennent enfin la mesure des difficultés rencontrées dans les structures d’urgence depuis bientôt trois semaines, émaillées de drames humains terribles.

Depuis le 18 décembre, l’AMUF a tous les jours alerté la Direction des Hôpitaux, le ministère de la Santé et la presse sur les dysfonctionnements majeurs liés à l’incapacité pour les hôpitaux d’absorber l’afflux de patients à hospitaliser, que ce soit en Île de France ou en régions. La réalité ne peut être niée et aujourd’hui les associations d’usagers comme l’UFAL font le même constat.

Jusqu’au 6 janvier dernier, toutes nos alertes ont été balayées d’un revers de main par le ministère et la direction des Hôpitaux, niant systématiquement des situations d’extrême tension alors qu’aucune épidémie majeure n’était signalée. Il aura fallu une réunion à la DHOS pour que, devant les documents fournis par les délégués et membres de l’AMUF de toute la France, celle-ci commence à réagir.

L’AMUF reste très vigilante quant à l’évolution toujours très problématique de cette situation dans certains hôpitaux de toute le France, ayant conduit ces derniers jours à des déclenchements de plans d’exception (appelés Plans Blancs) comme à Maubeuge, à Lorient, ou en Rhône Alpes.

L’AMUF dénonce la faillite totale des systèmes d’alerte et de gestion de la disponibilité territoriale des lits  d’hôpitaux disponibles et demande à ces responsables institutionnels d’en tirer toutes les conséquences.

L’AMUF demande que des structures d’aval soient mises en place sans délai pour permettre le bon fonctionnement des services hospitaliers.

Comme toujours, les Urgentistes de terrain représentés par l’AMUF restent les garants de la sécurité de nos concitoyens et remplissent leur mission dans des conditions parfois épouvantables, à la limite du supportable ces derniers jours.

L’AMUF maintient son mouvement de grève :

  • pour la reconnaissance de la pénibilité de ce travail,
  • pour un moratoire immédiat sur les fermetures des services et de lignes de garde prévues dans la loi HPST
  • pour maintenir la qualité des soins dans nos hôpitaux

Le CA de l’AMUF