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Le 21 mars 2019, les députés ont approuvé la création, par voie d’ordonnance, d’un statut unique de Praticien Hospitalier, associé à la suppression du concours de PH, dans le cadre du Projet de Loi « Ma Santé 2022 ». La DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins, Ministère de la Santé) a fait, en avril, dans ce cadre, des propositions de « modernisation du cadre de l’exercice médical hospitalier », qui ont suscité immédiatement au moins l’inquiétude, sinon l’opposition de la totalité des organisations syndicales de médecins.

  • L’histoire du statut de PH
  • Pourquoi le gouvernement veut-il réviser le statut de praticien hospitalier
  • Avantages et inconvénients du statut actuel
  • Les propositions du ministère
  • Ce dont nous ne voulons pas et ce que nous voulons pour l’hôpital public

Communiqué de presse du 13 mai 2019

L’AMUF soutient la grève nationale des personnels des urgences

Depuis des années l’AMUF dénonce la dégradation des conditions d’accueil des patients et des conditions de travail des personnels dans les services d’urgence.

Les revendications des personnels actuellement en grève sont totalement légitimes et sont soutenues par les médecins urgentistes. Au-delà de la revendication salariale qui est incontournable au regard des rémunérations des agents publics quasiment bloquées depuis 2010, nous tenons à insister sur deux questions.

1.      Les effectifs. Les recommandations professionnelles sur lesquelles s’appuient le chiffrage des besoins sont incontournables car elles ont été élaborées pour permettre un fonctionnement des services assurant la sécurité des patients. Les contester comme le font certaines directions d’hôpitaux, notamment celle de l’AP-HP, c’est assumer que pour des raisons budgétaires l’administration renonce aux critères de qualité, ce qui est susceptible d’entraîner une perte de chance pour les patients par défaut de moyens. Nous tenons à rappeler aux directions hospitalières et à la Ministre de la santé que ce type de situations engage leur responsabilité pénale en cas d’accidents.

2.      Zéro « hospitalisations brancards ». Une des causes principales de la pénibilité du travail aux urgences, dénoncée par les urgentistes, est le temps passé à chercher des lits pour les patients. La logique de l’ambulatoire avec les fermetures massive de lits – 100 000 en 20 ans – trouve ici ses limites. Sur cette question aussi, les pouvoirs publics doivent prendre en compte leurs responsabilités : des études françaises et internationales montrent que le fait de ne pas être hospitalisé dans un délai raisonnable dans un lit adapté à sa pathologie entraîne une surmortalité tous patients confondus de 9 % et pouvant atteindre 30 % pour les patients les plus graves.

Il est évident qu’une réforme de notre système de santé est indispensable pour que la médecine de ville joue son rôle de premier recours et que l’hôpital accueille les patients nécessitant une hospitalisation dans des lits adaptés. Mais celle-ci prendra du temps afin que ses effets soient sensibles. Il est donc absolument nécessaire de répondre à l’urgence immédiate face à la situation de crise que connaissent les services d’urgence sur l’ensemble du territoire national.

L’AMUF demande à tous les urgentistes de soutenir le mouvement de grève des personnels soignants et de s’y associer localement en fonction des situations des établissements.

L’AMUF interpelle la Ministre de la santé afin que des négociations nationales s’ouvrent dans les meilleurs délais.



Qui sommes-nous ?

Fondée en 1997, l’Association des Médecins Urgentistes de France mène un combat pour une médecine d’urgence unie et indivisible et pour un service de santé public de qualité.  

Elle lutte contre toute forme de discrimination professionnelle en médecine d’urgence.

L’association a pour but de promouvoir la médecine d’urgence et ses acteurs ainsi que de l’ensemble du système sanitaire et social en lien avec la médecine d’urgence. Elle défend un service public garantissant l’égalité, la qualité et la sécurité des soins dans une conception globale de la santé.

L’AMUF c’est une représentativité aux instantes nationales et départementales, (CODAMUPS, Commission Statutaire et Disciplinaire CNG, CTRU…), qui bénéficie d’une présence médiatique grâce à l’implication et la notoriété de son président. L’association est composée d’un conseil d’administration qui soutient une politique, travaille les dossiers et vous représente dans de nombreuses instances.

Un syndicalisme fort est un gage de sécurité morale et sociale pour vous-mêmes professionnels de santé, et aussi pour les usagers du système public de soin. L’AMUF se bat pour la défense des droits sociaux des urgentistes, l’amélioration des conditions de travail.

La défense du service public se fait aux cotés des syndicats de médecins hospitaliers.

Adhérer à l’AMUF c’est ne plus être seul en participant à la vie sociale de sa profession, devenir acteur de sa vie professionnelle pour en garantir son indépendance.


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