Communiqué de presse du 12 décembre 2018

Réaction au rapport de l’IGAS et de l’IGA sur le secours d’urgence aux personnes et l’aide médicale urgente

L’AMUF a pris connaissance, suite aux fuites dans la presse spécialisée, du rapport de l’IGAS et de l’IGA tant attendu – depuis plus de 9 mois – sur le secours d’urgence aux personnes et l’aide médicale urgente .

La proposition de créer des plates-formes dans 7 supra-régions avec le numéro 112 nous apparaît comme complètement ubuesque et ne pas répondre aux besoins de la population dans les territoires. Alors que la demande est très forte de plus de services publics de proximité, nous marchons sur la tête. L’AMUF réaffirme que l’échelon territorial le plus pertinent est le département avec une interconnexion des centres d’appels 15 et 18 assurant une réponse immédiate adaptée aux appelants. Nous nous opposons fermement à la fermeture des SAMU départementaux, comme cela vient de se produire dans la Nièvre.

Ce rapport est contradictoire avec le discours du président de la République et les objectifs voulus par le législateurs, tant au Sénat qu’à l’Assemblée nationale, de simplifier les parcours de soins d’urgence . Nous aimerions connaître la réaction des collectivités territoriales face à cette proposition.

Un tel objectif va complexifier les procédures urgentes en les éloignant du terrain alors que nous voulions plus de coopération entre les systèmes de secours, une meilleure efficience entre les pompiers et le SAMU et une meilleure réponse aux urgences. Le contribuable et le cotisant à la Sécurité sociale est en droit d’espérer une meilleure articulation entre les deux services publics que sont le SAMU et les pompiers. Alors que les “gilets jaunes “demandent légitimement plus de proximité et plus de service public dans les territoires, ce rapport constitue une véritable provocation.

Le gouvernement est donc sur ce dossier incapable d’avoir une réflexion moderne et constructive pour une réforme qui est pourtant nécessaire.

L’AMUF qui représente les médecins de terrain qui travaillent au quotidien dans les SAMU, les SMUR et les services d’urgence ne peut accepter une telle évolution.

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