Billet d'Humeur

On ne lâche rien !

Le résultat des élections n’est pas à la hauteur de nos espérances. Alors que les mesures phares de notre programme recueillent une large majorité d’opinions positives, cela n’a pas suffit pour contrecarrer l’abstention qui reste majoritaire.

Dans notre système politique sclérosé, les petits jeux politiciens ont provoqué un rejet de cette démocratie parlementaire dévoyée notamment par une constitution qui ne correspond plus aux aspirations de la majorité de la population. Alors que les services publics, notamment l’hôpital public est en train de s’effondrer, nous nous retrouvons avec une majorité de députés de droite qui vont vouloir poursuivre la politique de soutien aux cliniques et aux EHPAD privés qui sont dans les mains de leurs amis, dont beaucoup sont actionnaires et qui se gavent avec l’argent de la Sécurité sociale.

Avec une extrême-droite renforcée – merci monsieur Macron dont les amis ont refusé d’appeler à voter contre le RN – nous allons assister à un déferlement désinhibé et violent contre les boucs émissaires que sont les étrangers qui viendraient profiter des largesses de notre système social. Malheureusement beaucoup de nos collègues ont déjà commencé a baissé les bras et nous assistons à des démissions massives et une désertion de l’hôpital. Individuellement, je peux les comprendre mais seront-ils vraiment plus heureux ailleurs en renonçant au métier dans lequel ils s’étaient engagés avec enthousiasme et qu’ils abandonnent tristes et désabusés ? Cependant, il est utile dans cette situation de prendre une analogie médicale. Face à la maladie, il ne faut jamais désespérer et toujours savoir rechercher la petite parcelle d’espoir qui permet de continuer à se battre.

Le rassemblement de la gauche autour d’un programme de rupture a redonné de l’espoir, notamment aux plus jeunes. Un groupe renforcé sera présent à l’Assemblée nationale alors qu’en face aucune majorité stable n’existe. Alors, il va falloir continuer à se mobiliser en répétant que les applaudissements ne suffisent pas pour les soignants, que si les élections ne mobilisent plus, il va falloir peut-être agir différemment sur le terrain. Le mouvement social s’appuyant sur un très grand nombre de nouveaux députés qui ne sont pas des professionnels de la politique et qui pourront relayer les revendications est un atout majeur. C’est effectivement une fierté que d’avoir des élus qui savent ce que sont ces fameux métiers de première ligne qui ont permis d’assurer la continuité des services pendant les confinements.

Nous n’avons de toute façon pas d’autre choix que de réellement continuer à mettre en œuvre notre slogan « On ne lâche rien », sans oublier que celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.

 

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