Les hôpitaux publics sont en grandes difficultés, et leurs urgences se meurent.

Devant l’écroulement du système des urgences l’AMUF demande en urgence la revalorisation de la PDS (Permanence des Soins) et la reconnaissance fiscale du temps additionnel.

Les urgences publiques sont les « airbags » sociaux de notre société, amortissant  les inégalités d’accès aux soins qui ne cessent de croire.

Malgré la pandémie, malgré nos avertissements, les pouvoirs publics n’ont pas pris la mesure de cette catastrophe annoncée.

A l’approche de l’été, nous ne comptons plus les services d’urgences qui sont obligés de fonctionner en mode « dégradé », voir de suspendre leurs activités, faute d’attirer, ou tout simplement de retenir des médecins urgentistes.

Pour la population, qui n’a souvent que les urgences, comme seul recourt, ce n’est plus une perte de chance, mais un risque vital que cela entraine, plus particulièrement en zone rurale, loin des grandes villes.

En conséquence, nous demandons, que le gouvernement prenne des mesures immédiates, qui permettent de stopper cette hémorragie de médecins urgentistes :

  • – L’indemnisation de sujétion de nuit et de week-end doit être doubler, afin de rémunérer plus justement la pénibilité liée à ces tranches horaires, pour être au même niveau que celle des chefs de clinique, et limiter ainsi la fuite des urgentistes vers l’Intérim.
  • – Les heures supplémentaires, doivent être totalement défiscalisées, sans le plafond actuel de 5000 euros, et sans perte de points IRCANTEC.

Nous demandons de bénéficier des mêmes mesures de défiscalisation que nos confrères libéraux qui exercent dans les centres de régulation médicale (CENTRE 15).

Le métier d’urgentiste, est un métier désocialisant, usant, qui diminue notre espérance de vie, tout en nous exposant à un risque accru de cancer, comme tous les travailleurs de nuit.

Par la mise en application immédiate de ces deux mesures salariales, nous ne ferions que rétablir la justice entre tous les médecins, et redonner de l’espoir à ceux qui sont toujours sur le pont, contre vents et marées.

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