175 praticiens sonnent l’alarme dans une lettre ouverte au Premier ministre

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Manque de moyens et manque de personnels ; 175 praticiens sonnent l’alarme dans une lettre ouverte au Premier ministre.

Après la lettre ouverte adressée à Agnès Buzyn ministre de la Santé initiée en septembre 2017 par quelques centaines de médecins de l’Isère  à propos de la dégradation de l’hôpital public ayant recueilli  plus d’un millier de signatures, les praticiens s’adressent maintenant à Edouard Philippe et l’alertent sur « une mise en danger de la vie d’autrui ». Ils n’arrivent plus à remplir leur mission de service public et demandent un rendez-vous urgent au Premier ministre.

« On n’est pas dans la qualité, on est dans le désastre pure et simple »

Une catastrophe se profile, avertit le professeur Moustapha Soussi, délégué régional de l’Association des Médecins Urgentistes de France, en Auvergne-Rhône-Alpes.

« On n’est pas dans la qualité, on est dans le désastre pur et simple. Forcément, il y a un risque pour la population. Je vais vous donner un exemple dans mon hôpital qui est très récent, il a moins de 15 jours. On a dû fermer le service des urgences, tout simplement parce qu’il n’y avait pas de praticien. La première fois, un jeune homme s’est présenté avec un coup de couteau dans l’abdomen. Il aurait pu décéder. Très récemment encore, il y a une dizaine de jours, on a refermé notre service d’urgences pareil, parce que nous n’avions pas de praticiens. On nous demande de faire plus avec moins de moyens. C’est quelque chose de tout à fait dommageable pour le patient en premier lieu. Je peux vous le dire, on va vers une catastrophe sanitaire ».

 


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