Revue de presse entre constat désastreux et propositions

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Manque de médecins, augmentation des passages aux urgences, déserts médicaux   : le malaise et l’inquiétude s’installent aux urgences et dans les SAMU.

Entre pénurie de médecins urgentistes, congés des titulaires en poste et grève des intérimaires, les services d’urgences pourraient voir leur fonctionnement très perturbé cet été. L’Association des médecins urgentistes de France alerte sur les risques d’une situation « chaotique ».

 

Sud Radio, dans Un été en France, se penche sur les déserts médicaux et le plan santé à venir

Le Dr Frank BECKER, membre du conseil d’administration et délégué AMUF d’Occitanie présente la situation dans sa région et les propositions de l’AMUF. L’émission est à écouter ici ; le dossier débute à 4’37 »

 

Christophe Prudhomme pour Europe 1 :

Les urgences s’attendent à un été catastrophique

Lire l’article dans son intégralité ici

Var Matin titre « Un été à risque aux Urgences » dans son édition du 5 juillet

Le quotidien donne la parole à Vincent Carré, délégué AMUF et membre du directoire du Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (CHITS) qui partage le constat médiatisé au niveau national et alerte  : « Quel que soit le plateau technique, les équipes craquent et les limites de fonctionnement sont atteintes sur tout le territoire« .

Il a envoyé un courrier d’alerte daté du 30 juin adressé à Michel Perrot, directeur du CHITS, au directeur varois de l’ARS et au président de CME. (…)

« Depuis quelque temps et de manière inhabituelle, les retours d’expérience de garde lors des staffs de nos équipes Samu Smur et Urgences actent des problématiques sérieuses dans la prise en charge de plusieurs patients graves. (…) », met-il en garde.

Guyane, Jour J pour le centre hospitalier de Cayenne

Signature d’un protocole d’accord entre la direction et les urgentistes. Les urgences de Cayenne vont retrouver temporairement un fonctionnement normal, après, ce mardi, une journée de paralysie presque totale.

C’est en effet le 3 juillet que prenait effet la démission collective de 17 médecins, annoncée il y a deux mois.

Tout s’est précipité ce mardi. Alors que la proposition des démissionnaires de prolonger leur mission avec un contrat de deux mois pour chacun d’entre eux (et ainsi donner du temps supplémentaire aux négociations) était dans un premier temps rejetée par la direction de l’établissement, les représentants du syndicat UTG ont décidé de ne pas quitter la commission médicale d’établissement, alors réunie. La méthode a fonctionné puisque onze contrats ont été signés hier soir.

La direction du CHC a cédé. Elle explique, dans un communiqué, avoir pris cette décision, « soucieuse de l’intérêt de la population guyanaise et de la sécurité des soins ».

Propositions pour améliorer l’organisation des secours et notamment la régulation médicale.

Ce lundi (2 juillet) l’AMUF a rédigé un document de 9 propositions que vous pouvez consulter ici

Comme le rapporte l’AFP et l’Huffington Post, la régularisation médicale est au cœur des revendications

« (…) Le Samu doit aussi « adopter une politique de management de la qualité » fondée sur « une norme internationale indiscutable » (ISO 9001), déjà appliquée par de nombreux services client d’entreprises, ajoutent-ils, proposant une échéance de « 18 à 24 mois ». Un « référentiel », rédigé par les urgentistes, permettra d’abord de définir les procédures au niveau national. Validé par la HAS, il servira de « base » aux processus d’accréditation.

Des mesures « d’assurance qualité », favorisant les « retours d’expérience » en cas de problème, ou la réécoute aléatoire de certains appels devront être mis en place, ainsi que des « indicateurs qualité », concernant par exemple la durée moyenne des appels ou le « taux de charge » des personnels. En cas de certification, des « négociations » devront être ouvertes « pour définir les effectifs, les moyens, les objectifs » et un « chiffrage budgétaire », réclame, dans sa propre copie, l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

Reconnaissance professionnelle pour les ARM

(…) Les assistants de régulation médicale (ARM) doivent être « reconnus » comme profession de santé, et mieux formés. Pour l’Amuf, la formation devra s’effectuer « dans les facultés de médecine ». Les autres syndicats proposent « un diplôme d’État, d’une durée d’un an minimum », dans « cinq ou six » centres de formation. Mais l’Amuf note des « divergences » sur l’éventuel regroupement des numéros d’appel et demande un « arbitrage gouvernemental (…)  »

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