L’Echo Républicain revient sur la visite de Christophe Prudhomme en soutien à l’hôpital de Rambouillet

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Grande mobilisation pour l’avenir de l’hôpital de Rambouillet
Le Collectif a fait le constat d’un hôpital « qui subit de plein fouet la réduction drastique des dépenses et les pouvoirs de la direction ».

La salle Patenôtre est allée aux limites de sa capacité d’accueil (autour de 200 personnes), mercredi soir, pour le débat organisé par le Collectif de défense de l’hôpital.

Christophe Prudhomme de l’Association nationale des médecins urgentistes de France et du Collectif des médecins CGT, Michel Espinat, Max Neveu et Idrissa Bougnounou, du collectif local, ont redit leur inquiétude pour l’avenir d’une structure endettée, pressée par « la réduction drastique des dépenses de santé, fragilisée par « les dégâts induits par la loi hospitalière, dite loi HPST. Loi qui donne tous les pouvoirs au directeur ».

La souffrance au travail, la question d’un changement de direction et les menaces sur la réanimation…

Michel Espinat a situé le contexte des échanges : « Le Groupement hospitalier de territoire (GHT) place notre établissement sous l’autorité de l’hôpital Mignot qui, avec l’aval du directeur, réorganise des services souvent contre l’avis des équipes médicales de Rambouillet, dans le cadre des restrictions budgétaires nationales. Le résultat est que l’activité générale est désorganisée et qu’elle est en baisse dans certains services plus que dans d’autres, particulièrement dans le cœur de l’activité de l’hôpital, en médecine-chirurgie-obstétrique. »

Michel Espinat a également dénoncé les effets de la tarification à l’acte et souligné « l’explosion du déficit », chiffré à près de 4 millions d’euros, tout en considérant « la souffrance au travail, la question d’un changement de direction et les menaces sur la réanimation ».

Max Neveu a déploré la « valse des chefs de service », leurs conséquences, et les maux qui affectent les services. Après un tour d’horizon, Christophe Prudhomme a envisagé des solutions parmi lesquelles la suppression de la taxe sur les salaires, qui grève l’hôpital public de 4 milliards d’euros (12,5 % sur les salaires).

L’urgentiste a aussi évoqué la création de centres de santé rattachés aux hôpitaux et organisés pour accueillir les jeunes médecins là où la densité médicale accuse un déficit. Le public a volontiers repris ces thèmes de débat.

Journée d’action Ehpad. Le Collectif de défense de l’hôpital s’associe à la journée d’action des Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) organisée le 30 janvier, sur le plan national, par les CGT santé et action sociale et services publics, rejointes par la CFDT, l’UNSA, FO, et la CFTC. Un rassemblement aura lieu, vers 10 h 30, devant l’Ehpad de Rambouillet pour dénoncer les mauvaises conditions de travail dans ces établissements et l’inadaptation de certains locaux.

Changement. Le collectif va multiplier les démarches auprès de l’Autorité régionale de santé (ARS) pour obtenir un changement à la tête de l’hôpital de Rambouillet. Il va aussi interpeller le ministère de la Santé pour demander une subvention exceptionnelle afin de remettre à flot l’hôpital de Rambouillet, et solliciter les maires pour qu’ils relayent ses actions.

 

Direction. La direction explique la situation comptable difficile de l’hôpital par l’héritage des années précédentes et un déficit cumulé qui se conjugue avec l’explosion des déficits constatés dans les hôpitaux en Ile-de-France. Selon Philippe Gauze, c’est le mode de financement de l’hôpital qui s’essouffle et qu’il faut revoir. La direction a sollicité une aide publique et annoncé qu’elle ne demanderait pas aux équipes, d’efforts supplémentaires.

 

Malik Laïdi L’Echo Républicain Publié le 19/01/2018 https://www.lechorepublicain.fr/rambouillet/sante-medecine/2018/01/19/le-collectif-de-defense-a-fait-salle-comble-avec-la-visite-de-lurgentiste-christophe-prudhomme_12706561.html#refresh


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