Maintien du Samu de la Nièvre : la population appelée à se mobiliser samedi 9 décembre

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Samedi 9 décembre, l’intersyndicale de l’hôpital de Nevers appelle les Nivernais à se mobiliser contre le départ du Samu de la Nièvre. Une mesure qui pourrait avoir, selon les syndicats, des conséquences directes sur les délais de prise en charge, mais aussi indirectes sur les urgences de l’hôpital.

Samedi 9 décembre, l’intersyndicale de l’hôpital -CGT, CFDT et FO) appelle tous les Nivernais qui le souhaitent à venir les rejoindre pour une mobilisation dans la rue. Dans le projet territorial de santé de la Bourgogne Franche-Comté qui se profile pour les années 2018-2027, le centre 15 du Samu (Service d’appel médical d’urgence) de la Nièvre, basé à Nevers, pourrait être fermé et les appels transférés à Dijon. Une mesure lourde de conséquences, selon les syndicats.  « L’appel, ce sera la même chose », expliquent-ils. « Le problème, c’est après. »

Le Centre 15 de Nevers sera-t-il décentralisé ?

A Dijon, il faudra leur expliquer où vous vous trouvez, à quelqu’un qui ne connaît pas. Ensuite, le Dijonnais, alors qu’il ne connaît pas la zone, devra expliquer aux équipes locales où vous vous trouvez.

« Si vous avez un accident dans le Morvan, par exemple, à Nevers, ceux qui vous répondent au Samu de Nevers connaissent la géographie. A Dijon, il faudra leur expliquer où vous vous trouvez, à quelqu’un qui ne connaît pas. Ensuite, le Dijonnais, alors qu’il ne connaît pas la zone, devra expliquer aux équipes locales où vous vous trouvez. Vous perdez plusieurs minutes. Imaginez si c’est un infarctus », explique David Boucher, de la CFDT.

Pour les syndicats, la compensation en nombre d’emplois n’est suffisante pour assurer un service équivalent. 10 postes (dont un non pourvu) de permanencier auxiliaire de régulation médicale (Parm) sont consacrés à la réception et la régulation des appels du centre 15 de la Nièvre, pour 140.000 appels par an. Pour compenser le transfert à Dijon des appels de la Nièvre et de tous les autres départements de la région, l’ARS prévoit d’ajouter un médecin régulateur et 6 Parm.  Pas assez pour traiter les 700.000 appels annuels de toute la zone, selon les syndicats.

« Si on perd le centre 15, on risque de perdre des médecins »

Autre problème soulevé par les syndicats : la suppression du centre 15 aurait des conséquences indirectes sur le fonctionnement de l’hôpital. « Si on perd le centre 15, on risque de perdre des médecins », lâche Laurent Laboureau, de la CGT. « Car pour eux, le Samu est un complément d’activité. Ce sont les mêmes qui font les urgences le Smur et le Samu, précise David Boucher. Si demain, il n’y a plus d’activité de régulation, il y aura des conséquences sur les urgences, avec des délais d’attente qui risquent d’augmenter ».

Pour l’instant, la pétition lancée par l’intersyndicale a recueilli 18.000 signatures, dont 12.000 uniquement sur le papier, et le reste sur internet. D’ici samedi 9 décembre, les syndicats espèrent encore sensibiliser les Nivernais à ce sujet.

 

Jenny Pierre jenny.pierre@centrefrance.com | Publié le 04/12/2017 à 14h00 |Le journal du Centre | http://www.lejdc.fr/nevers/sante/institutions/2017/12/04/maintien-du-samu-de-la-nievre-la-population-appelee-a-se-mobiliser-samedi-9-decembre_12655579.html#refresh

 

Rendez-vous.

Samedi 9 décembre, à 10h, devant l’hôpital de Nevers. La mobilisation commencera par un flashmob simulant les morts causées par le transfert du Samu à Dijon. Puis les syndicats prendront la parole sur la situation. Le public sera invité, ensuite, à marcher jusqu’à l’antenne nivernaise de l’Agence Régionale de Santé (ARS), 11 rue Pierre-Emile Gaspard, à Nevers. Les représentants syndicaux seront reçus par le délégué territorial de l’ARS et lui remettront les pétitions.

Pétition.

Les syndicats de l’hôpital appellent les détenteurs de pétitions papier à leur remonter ces documents avant samedi 9 décembre. Une pétition en ligne existe également.