Ouest France – un programme pour mieux faire face aux urgences

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programme pour mieux faire face aux urgences L’infirmier de Hoëdic lance un vaste projet de santé publique pour améliorer l’accès aux informations médicales des patients, pour les secouristes, en situation d’urgence.

« La prise en charge d’un patient commence avant la survenue d’un traumatisme ou d’une maladie », explique Hadrien Destrehem, l’infirmier en charge de la santé à Hoëdic. Il existe trois phases d’actions en santé publique : la prévention primaire, qui vise à éviter le traumatisme ou la maladie, le secondaire pour limiter la progression d’un traumatisme lorsqu’il se produit, et la tertiaire pour minimiser les séquelles sur le long terme.

« Un fichier pour la vie »

Dans la prévention secondaire, il est important de donner tous les outils aux patients et aux secouristes pour une prise en charge optimale, rapide et efficace. C’est le but de cette campagne baptisée « Un fichier pour une vie ». « En tant que soignants, nous devons sans cesse travailler à améliorer notre pratique, ainsi que notre système de soins. »

S’inspirant du modèle américain « File of Life », il lance un programme couvrant la totalité de la population de l’île pour un accès rapide aux informations médicales des patients en cas d’urgence.

« Cela se présente sous la forme d’un document papier à remplir, à garder à jour, que les patients placent dans un lieu prédéterminé facilement localisable, au niveau du téléphone fixe, avec toutes les informations personnelles nécessaires : antécédents, traitements, allergies…, précise Hadrien Destrehem. Le projet est présenté en consultation au cabinet ou directement à domicile, conjointement à une formation des sapeurs-pompiers de l’île quant à l’utilisation de ce support. »

« La connaissance des maladies préexistantes ainsi que des médicaments du patient peut fournir des informations essentielles aux soins pré-hospitaliers. En situation d’urgence, l’évaluation de la liste des médicaments peut s’avérer difficile face à une personne inconsciente ou ne se rappelant pas une longue liste de traitements aux noms compliqués », ajoute l’infirmier.

« C’est une très bonne idée, encore récemment je me disais que s’il m’arrivait quelque chose, mon mari serait bien incapable de dire ce que je prends », confie une résidente secondaire.

Le projet se déroulant en deux temps, toute la population résidant à l’année y sera sensibilisée avant les fêtes de Noël, puis ce sera au tour des résidents secondaires, à leur retour, au printemps, pour une couverture maximale de l’île avant l’été.