Bilan de l’AMUF, suite aux réunions au Ministère : des propositions très insuffisantes…

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Alors que, depuis plus d’un mois, les services d’urgences et les hôpitaux français font face à des difficultés sans précédent, les mesures annoncées par la ministre de la Santé à l’issue de la réunion menée ce 26 janvier sont totalement insuffisantes et n’abordent pas les problèmes de fond qui entraînent l’engorgement majeur des Services d’Urgences du pays et les pertes de chances constatées pour nos patients. 

L’AMUF, qui a été exclue de ces réunions, alors même qu’elle a été à l’origine de la prise de conscience de la déficience des différents systèmes d’alerte par ses actions et ses alertes à la DHOS, se félicite toutefois que la ministre ouvre enfin les yeux sur certaines réalités jusqu’alors niées :

  • les difficultés de la régulation médicale dans les centre 15,
  • l’hétérogénéité des plateformes, leur vétusté parfois et la nécessité de leur modernisation,
  • l’inefficacité des systèmes de visualisation de disponibilité de places d’hospitalisation et de veille sanitaire…

Mais ces « mesurettes » ressemblent fort à un emplâtre sur une jambe de bois, et ne résoudront aucunement les problèmes rencontrés tous les jours dans les services d’urgence : manque de place d’hospitalisation, patients restant des jours sur des brancards, impossibilité de trouver une place en réanimation etc. etc.

L’AMUF a pourtant des propositions concrètes et innovantes à faire (sans forcément faire appel à des demandes de moyens), pour traiter les problèmes de fond et améliorer le fonctionnement des services d’urgence et des établissements de soins.

Nous constatons avec regret et dépit le mépris avec lequel les urgentistes de terrain, confrontés au quotidien aux réalités des services et à la dégradation de l’accès aux soins sont traités, au mépris de l’intérêt de nos concitoyens.

L’AMUF s’interroge sur la terminologie employée par la ministre quand elle parle de la « continuité des soins » des médecins libéraux  (activité de jour en semaine) en lieu et place de la « permanence des soins » (activité de nuit, WE et jour férié).

Elle semble entériner « de facto » la fin de cette dernière qui est déjà fort mal en point.

Dans l’intérêt des patients et de notre système de soins, l’AMUF reste disposée à faire part de ses propositions concrètes au Ministère, dans un esprit constructif qui ne l’a jamais quitté

Le CA de l’AMUF