Madame Bachelot organise une réunion pour analyser la situation des urgences  sans l’AMUF !

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Ce jour, lundi 26 janvier 2009, la Ministre de la santé réunit beaucoup de monde sans souci de représentativité pour faire une opération de communication. Une organisation n’a pas été invitée : l’AMUF. Par ailleurs, la « commission » rassemblée ce jour réunit tellement de personnes que les organisations syndicales du personnel sont noyées dans un aréopage d’experts et de représentants institutionnels. 

Alors que la situation ne cesse de se dégrader dans les hôpitaux – ce week-end encore des centaines de patients ont dormi sur des brancards – , que les urgentistes terminent bientôt leur deuxième mois de grève, que les patients constatent quotidiennement les difficultés de personnels dans les hôpitaux, Madame Bachelot continue de nier les réalités et choisit ses interlocuteurs pour fuir ses responsabilités.

Cette situation est intolérable et constitue un véritable déni de démocratie et montre le peu de cas que le gouvernement actuel fait du dialogue social.

La méthode « coué » n’a jamais fait la preuve de son efficacité. L’hôpital est malade : il lui faut à la fois des réformes et des moyens. Mais il y a des bonnes et des mauvaises réformes. Celle de Madame Bachelot fait partie de la deuxième catégorie. Il serait bon que la Ministre de la santé suive l’exemple de son collègue de l’Education, à savoir premièrement retirer son projet de réforme qui ne rencontre que très peu de soutiens et deuxièmement ouvrir une véritable concertation sur l’avenir de l’hôpital public en France.

Nous lui suggérons une première mesure pour trouver des moyens pour l’hôpital public : demander aux groupes propriétaires des cliniques privées commerciales de reverser à la sécurité sociale les dividendes qu’ils s’apprêtent à accorder à leurs actionnaires.

Aujourd’hui la colère est grande chez les urgentistes. Elle s’exprimera lors de la journée d’action du 29 janvier qui ne constitue qu’une étape dans leur bataille pour faire aboutir leurs revendications.

Le CA de l’AMUF